Rechercher

Comment s’habiller pas cher et écoresponsable ?

Comme dit l’adage bien connu des gens dans la mode ou le bâtiment : « le pas cher coute très cher ». Hormis le fait qu’après trois lavages, le vêtement est déjà loin de son aspect d’origine et qu’il faut en racheter un, donc double de dépenses (pour rester gentil)… Il y a un autre frais dont on parle moins et qui coute cent fois plus cher, c’est le cout environnemental.

Malheureusement dès qu’on veut s’habiller avec un peu plus d’éthique, les prix s’envolent et en plus on n'a aucune idée de ce qu’on porte vraiment.

Si on sait comment s’y prendre et quoi regarder il y a en réalité de grosses économies à faire. Donc comment s’habiller pas cher et écoresponsable ? Suivez le guide.

Être écoresponsable, c’est mieux comprendre d’où sortent nos vêtements

La mode est loin d’être un sujet superficiel. La réalité de son impact sur l’homme et la planète, n’est aujourd’hui plus seulement la connaissance des scientifiques.

Aussi, la mode est un phénomène qui fait rentrer en jeu des acteurs au niveau mondial. En effet, même un vêtement « made in France » n’est pas forcément produit à 100% sur le territoire français. La raison est très simple : certaines matières premières ne sont pas produites en France car les conditions ne le permettent pas. Nous sommes donc oblige de l’importer. Au final, à partir du moment où certains autres critères sont remplis, l’usage de l’appellation made in France est possible. On comprend mieux pourquoi les chaines d’approvisionnement des vêtements et accessoires nous lient à des communautés reculées aux quatre coins du monde. Sans le savoir, nous portons des matières provenant d’élevage de chèvres cachemire sur les plateaux de Mongolie ou de caoutchouc sauvage des forêts du Brésil.

Porter des habits faits de matériaux issus de savoir-faire lointains est plutôt une idée séduisante quand on y pense, c’est même une façon de faire vivre une autre culture ou d’affirmer son identité. Cependant les principaux risques de l’importation ou de la délocalisation sont le manque de traçabilité des usines de fabrication. Les conditions de travail ne sont pas les mêmes partout et la sécurité est loin d’être un sujet bien maitrise par certains industriels. On n’oublie pas l’effondrement de l’usine du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh qui avait fait plus de 1100 morts. Pratiquement tous des ouvriers et travailleuses dans le textile et la couture.

Porter un vêtement aujourd’hui c’est donc, sans le savoir, rémunérer des gens un peu partout sur la planète et donc soutenir un type ou un autre de commerce.



Impacts des matières premières

Avant tout, il est important de comprendre qu’il n’existe aucun produit donc l’impact soit de zéro !

Même les produit ou on peut voir sur l’étiquette un logo ou une mention « écologique » ou « qui respecte l’environnement » a des impacts négatifs sur la nature. Effectivement, toute produite est fabrique sur la base de matières premières, d’énergie et d’une intervention humaine pour être conçu. Donc même lorsque le plus grand soin est accordé pour réduire l’empreinte environnementale, aucun procédé n’est entièrement neutre socialement ou environnementalement.

Par exemple, le fond mondial pour la nature (WWF) considéré qu’il faut 20 000 litres d’eau pour produire un kilo de coton général, c’est l’équivalent d’un tee-shirt et un jean. Ce genre d’agriculture est très demandeuse en pesticides comme engrais et à elle toute seule, absorberait 16% des insecticides et 6,8 %des herbicides mondiaux.

Une fois sur la plante, ces substances se retrouvent dans la terre et petit à petit se retrouvent dans les nappes phréatiques. Elles colonisent les cours d’eau polluant par la suite la faune et la flore des forêts.

Tout ceci sans oublier que le personnel des producteurs sont en première ligne lorsqu’ils pulvérisent ces substances très nocives.

Bien que depuis les années 60 les fibres synthétiques pour leur confort et leur résistance se sont imposé dans nos gardes robes. Le polyester, Nylon acrylique ou élasthanne sont des fibres synthétiques qui sont peu chères, facile d’entretien et confortable. Cependant la transformation chimique pour ces fibres est obtenue à partir du pétrole via un procédé très gourmand en énergie, eau et substances chimiques : 200 000 litres d’eau sont nécessaires à la fabrication d’une tonne d’habit en textile synthétique et 1,5 kilo de pétrole pour fabriquer 1 kilo de polyester.

Ecoresponsable et santé

Quand un produit chimique se retrouve dans la nature, un jour ou l’autre le panorama des belles prairies et forêt verdoyante que nous connaissons encore s’en trouvera détériorer. À moyen terme, on va inévitablement le retrouver un jour ou l’autre dans notre assiette.

Mais le contact avec ces matériaux peut être beaucoup plus direct et rapide. En effet, lorsqu’on porte a même la peau une matière synthétique, nous sommes en contact avec les produits chimiques qui forment les fibres de ce vêtement. On l’oublie souvent mais la peau est un organe comme les autres et qui respirent et laisse passer les échanges gazeux. Il recouvre tout notre corps, ce qui fait de lui le plus grand organe du corps humain. Les produits chimiques encore trouvable et actifs dans nos vêtements peuvent donc passer dans la peau et dans notre système. Le problème c’est que certains produits chimiques utilisés dans les usines textiles sont :

-cancérigènes ou toxiques pour le fœtus ou les organes génitaux humains.

-perturbateurs endocriniens

-persistant dans l’environnement et bioaccumulant


Même si en Europe il existe une législation qui impose des taux de résidu à ne pas dépasser dans les textiles, le contrôle est presque impossible dans des usines à l’autre bout du monde. Ainsi même si les produits finis ne comportent pas de trace de résidu, et qu’il est accepté à passer les frontières européennes, les produits ont bien été utilisé en usine. Le résidu ne restant pas sur le vêtement, il s’est retrouvé dans les eaux usées déverses par l’usine, parfois non traite. Les produits se retrouvent donc dans l’environnement ou ls ne s’arrêtent pas aux frontières des pays. La WWF a retrouvé certains produits chimiques utilise dans l’industrie textile dans un échantillon de peau d’un ours polaire !

Ecoresponsable rime avec salaire décent

On imagine souvent d'immenses ateliers en Chine avec des légions de travailleurs à la chaine dont les produits ont envahi à la planète. Mais aujourd’hui la production est devenue plus internationale. L’empire du milieu est encore le principal exportateur mondial, mais de nouveaux acteurs ont vu le jour. Les pays du sud-est asiatique ou d’Afrique ne sont pas en reste. Ils ont très vite compris l’intérêt d’attirer des ateliers et leurs capitaux. Pour être compétitif, il faut être moins cher. Ainsi des pays comme l’Éthiopie on instaure des salaires qui comptent parmi les plus bas du monde (26 US dollar par mois). Cette somme ne permet pas aux travailleurs locaux, en majorité des femmes dans l’industrie textile, de pouvoir vivre décemment et prendre soin de leur foyer. Même dans ces pays, se nourrir à sa faim, se vêtir, envoyer les enfants à l’école, se loger et se soigner n’est pas possible avec des salaires si bas.


Une des conséquences d’avoir acheté ailleurs c’est que les usines locales vendaient moins et donc ne pouvaient pas embaucher aussi facilement. Les gens se sont donc intéressés à d’autre filières et les machines prenant peu a peu la place de l’homme, le personnel qualifie pour ce type d’industrie s’est fait rare.

De nos jours avec la prise de conscience pour la consommation éthique et écoresponsable, il y a regain pour le made in France, mais il manque de la main d’œuvre. Aujourd’hui en France, dans les ateliers de confection, il est difficile de trouver des employés. Le savoir-faire et les compétences dans l’industrie textile sont de plus en plus rare.


C’est en réfléchissant à cette problématique et par soucis d’optimisation que chez Maki Marie on a choisi de travailler d’intégrer dans notre parc de fournisseur des usines qui place l’humain au centre de leur démarche. Ils ont équipé leurs locaux d’installation adaptés pour pouvoir former et employer une main d 8euvre dont 80% de leur effectif sont en situation d'handicap. Leur vocation est de favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap en leur proposant un emploi durable.

En choisissant de travailler avec de tels partenaires, nous voulons contribuer à soutenir le savoir-faire français et fournir des emplois à ceux qui ont en besoin. C’est une stratégie boomerang. En prenant soin de l’environnement, nous sommes tous gagnant. En aidant notre pays et notre économie, cela ne peut qu’avoir un retour positif sur nous.

S’habiller écoresponsable : plaisir et facilité

Consommer écoresponsable, c’est avant tout acheter ce qui nous fait plaisir, et aussi entretenir la relation que l’on entretient avec le textile. En faire usage et le garder jusqu’à la fin, c’est réduire l’impact sur l’environnement et a fortiori sur l’humain. Porter un tee-shirt bio et le jeter 3 mois plus tard, c’est du gaspillage de ressources.



Le but n’est pas de garder un vêtement jusqu’à ce qu’il soit usé jusqu’à la corde et passer pour un Aborigène dans les rues, mais plutôt d’acheter des vêtements de qualité qu’on peut garder longtemps dans le même état.

Un vêtement de qualité qui vous plaît pourra être porté plus souvent, donc se sentir bien et élégant plus souvent.

Au contraire un vêtement dont la couleur est devenue terne ou dont les couture commencera à devenir lâche ne donne pas envie de le porter et entraine une dépense supplémentaire à en racheter un nouveau et entraine plus de pollution car il faut en produire un autre (production matières, facteur humain et la logistique nationale ou internationale). Sans oublier que si le vêtement usage n’est pas donne à des entreprises de recyclage, son impact environnemental et additionne à celui de la charge de production.

En achetant un vêtement durable vos faites des économies non seulement sur le renouvellement de votre garde-robe mais sur vos futurs impôts environnementaux et médicaux.


C’est pour ces raisons que chez Maki Marie nous pensons qu’une marque doit jouer un rôle clé en informant ses clients sur les choix qu’elle fait en matière d’approvisionnement.

Pour vous donner un exemple, nous sommes toujours phare de voir que dans les grandes surfaces on peut trouver des produits alimentaires où les taux de sucres, de graisses ou de conservateurs crèvent le plafond. Sans oublier les substances qui n’ont rien à faire dans certains plats, comme l’huile de palme, colorant, etc. Et pourtant ils sont en vente libre et tout le monde y compris nos enfants, pour à peine quelques euros, peuvent s’en goinfrer et contracter des problèmes de santé tous plus ignobles les uns que les autres. Dans un pays développé comme la France, on devrait pouvoir saisir n'importe quel produit dans les rayons d’un hypermarché et avoir pleinement confiance. Hélas, cette vision dans la société actuelle est très utopique.


Nous sommes convaincus que nous pouvons modifier les règles du jeu, et que les changements que nous souhaitons voir apparaître dans ce monde doivent commencer par nous-mêmes. C’est dans cette optique que chez Maki Marie nous avons voulu que vous puissiez avoir confiance dans chacun vêtement que vous achetez chez nous. Pour ce faire, petit à petit nous mettons en place sur chaque fiche produite, l’histoire sur l’origine du vêtement comme par exemple : les critères de choix des usines, les vérifications que nos partenaires respectent les critères écoresponsables que nous mettons en place, le choix des matières premières, etc.

De cette manière vous pouvez tout savoir et acheter avec la conscience tranquille. Votre confiance, le respect de l’environnement et de la santé n'ont pas de prix pour nous, donc nous avons décidé d’être le plus transparent possible.


chez Maki Marie nos vêtements usage ont une deuxième vie avec nos partenariats de site et magasin de vêtements d'occasion.


Acheter de la qualité

Tant qu’à acheter du neuf, autant acheter du durable.

Bien que le durable est plus cher a l’achat de départ, vous vous y retrouvez largement sur le court, moyen et long terme (sans compter la réduction de l’empreinte carbone cause par la production intensive).

N’hésitez pas à investir dans des basiques indémodables :


Quelques points à vérifier sur le vêtement pour s’assurer de sa qualité :


Le tissu

Est-il agréable au toucher ou rêche ?

Est-ce qu’il est agréable à porter ?

Est-ce qu’il prend bien la forme de votre corps ?

Est-ce qu’il a une odeur de produit chimique ?

Est-ce qu’il est lourd et dense ou au contraire léger ?

A-t-il de petites éraflures ?

A-t-il de petites bouloches ?


Les coutures

Elles reflètent le niveau de durabilité de votre vêtement.


Si les coutures et les ourlets gondolent, tiraillent, se retroussent, c’est mauvais présage. A n’est pas bon signe.

Si des fils s’en échappent, attention.


Les longs points de couture soutiennent le tissu moins fortement que les points courts.

Si les tissus commencent à se diviser quand vous tirez dessus, le vêtement est de piètre qualité.


Les ourlets

En bas des jupes et des pantalons, ils sont un signe de qualité (quand c’est bien fait).

Vérifiez qu’ils soient bien invisibles depuis la vue extérieure du vêtement.

Tirer légèrement sur le fil pour vérifier qu’il ne se casse pas.


La composition

Si le vêtement comporte beaucoup de fibres différentes, surtout synthétiques, c’est moins qualitatif car différentes fibres vont vieillir à différentes vitesses et de manière différente.

Une majorité de part de matière naturelle est au contraire un signe de stabilité.


Faite bien la distinction entre qualité et empreinte environnementale. Une matière de haute qualité peut être aussi polluante qu’une matière de basse qualité…

Des labels pour s’orienter

Pour savoir à qui on a affaire devant un vêtement, parmi les meilleurs indicateurs, nous avons les labels.

Pour qu’un produit puisse avoir le droit de porter un label français ou européen officiel, il doit répondre à des critères stricts ou cahier des charges en matière de qualité.

De plus ces critères sont définis par une autorité officielle et indépendante, ce qui est un moyen de prévenir l’influence des grands industriels.

Ces certifications donnent inévitablement un avantage commercial aux entreprises qui les ont mérité et sachant mettre en avant la valeur de leurs produits par rapport à leur concurrent.

C’est justement sur cette base que les conseillers marketing ont eu l’idée de créer des distinctions non officielles et de les apposer sur leurs produits dont ils font la promotion pour abuser les consommateurs.

À partir du moment ou votre vêtement est certifié par un label reconnu, vous n’avez pas besoin de dépenser plus d’argent dans une marque plus cher. Les propriétés qualitatives du vêtement sont déjà confirmées et sont garanties.

Pour identifier d’un coup d’œil les gage de qualité, qui respecte l’environnement et la santé, nous allons vous indiquer les labels les plus importants dans le prochain article.